15 novembre 2017

Un petit air de famille,

Régulièrement dans les sujets qui gravitent  autour de la Famille revient la question des enfants et surtout de leur nombre. Et encore une fois certains cherchent à appliquer des « normes » plutôt que d’exercer, en couple, un discernement pour un choix responsable. Dans Amoris laetitia, le pape François explique que les époux peuvent prendre en considération des critères de santé des parents, ou des autres enfants, les conditions économiques ou de stabilités politique, ou tout autre critère pertinent pour la vie de cette famille, à cet instant donné et dans cette culture donnée. Refuser d’avoir des enfants pour assurer son confort personnel, ou n’avoir délibérément qu’un seul héritier pour sauvegarder le patrimoine n’est pas plus généreux que d’imposer à sa femme une naissance par an pour avoir une belle et grande  » famille nombreuse », en particulier lorsque l’épouse n’a pas une grande santé… Et je ne me lance pas sur le sujet  » de la régulation » des naissances et des méthodes de contraception qui sont encore un autre exemple où l’on confond souvent l’intention profonde des époux dans les circonstances présentes avec parfois de lourdes contraintes et une technique, naturelle, chimique ou médicale pour réaliser ce choix responsable.

L’Eglise reste opposé au malthusianisme  et ne semble pas craindre  la surpopulation qui a toujours été une question très discutée   et  depuis longtemps

En recherchant la lettre de soutien à François, initialisée par le théologien tchèque Tomas Halik, je suis tombé sur le site d’un autre théologien, Brésilien cette fois, Leonardo Boff qui avait également envoyé une lettre de soutien au pape, il y a deux ans déjà.

Heureusement que le pape est aussi bien entouré par quelques évêques et cardinaux qui relaye sa vision. Par exemple, le dernier discours de Mgr Stella à l’ assemblée internationale de l’union apostolique du clergé qui commentant l’évangile du  » serviteur inutile », en l’appliquant aux prêtres qui visent davantage le pouvoir et les honneurs que le service, dans la ligna directe de la lettre du pape François au cardinal Ouellet.

« Être des serviteurs, a poursuivi le cardinal Stella, signifie aussi apprendre à vivre la communion et à cultiver des relations de fraternité, dans son propre presbytère et avec le peuple de Dieu ». Les prêtres sont appelés à « être au milieu du peuple comme des hommes parmi les hommes, à marcher avec leurs frères dans la foi, à accompagner leur existence et, surtout, à travailler avec eux pour le règne de Dieu ».

Les prêtres, a-t-il insisté, doivent sortir « de la tentation de la présomption et de l’individualisme ». Il faut aussi « apprendre l’art de travailler ensemble, avec les frères laïcs », pas seulement « en se servant de leur précieuse collaboration » mais en « aidant aussi chaque frère à discerner ses propres charismes et à découvrir sa vocation ».

Tout ceci d’ailleurs peut également s’appliquer à nous-même …

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