3 novembre 2018

Rites, rituel, ritualités et ritournelle,

Après la lecture du livre de Gabriel Ringlet que vous avez tous lu maintenant( non je vous assure que je n’ai pas d’actions dans la librairie ), mais je suis juste tombée  » en amour » de ce livre, j’espère que vous êtes sensibilisé à la question de « Célébrer ». Car il semble bien que même l’homme moderne ait besoin de « rites » et de « célébrations » et qu’il ne les trouvent plus nécessairement dans les églises même pour des évènements comme les mariages ou les enterrements. La Croix nous explique le succès de ces nouvelles ritualités.

Même les évêques à Lourdes sont invités à se poser cette question « Comment redonner du goût à nos liturgies« . J’espère que cela va leur changer un peu les idées…Par contre je crains fort que les souhaits de changements n’aillent pas tous dans le même sens…Entre le retour à une belle liturgie, des très beaux chants en latin, voire en grégorien, et une liturgie plus inventive, plus « émotionnelle », plus « incarnée » dans la vraie vie…je ne sais pas si on va trouver un accord.

Et pourtant, il y a déjà des célébrations où l’on construit du »sur mesure », ou l’on célèbre par un rite un moment où il n’y a plus trop de mots,  je pense notamment aux funérailles et plus particulièrement de celles qui ne sont pas évidentes, comme les cas de suicide, ou de familles tellement éloignées de la pratique de l’Eglise qu’elles hésitent à en pousser la porte et qu’elles préfèrent un lieux plus neutre. On connait tous ces groupes ou ces mouvements qui accompagnent hors de l’Eglise, les familles endeuillées avec le respect de leur croyances ( ou non-croyances), en saupoudrant juste ce qu’il faut de « religieux » pour répondre au plus juste leur demande. Ce sont souvent des chrétiens qui assurent ce service, comme ils le font parfois également dans les paroisses. Mais depuis presque un an ceci n’est plus possible à Grenoble où l’évêque a décidé de « relocaliser » les funérailles dans les églises. Et pourtant quelle terre de mission !

C’est aussi un lieu d’engagement fort, comme cette violoniste qui donne de la beauté au cœur du deuil dont La Vie nous brosse le portrait.

Dans son intuition que le langage de la musique apporte les mots que nous ne savons pas dire, elle offre une médiation qui ressemble aux expériences de  » musicothérapie » décrites dans le livre  » la grâce des jours uniques » ( encore lui ! ).

Si je disais qu’il n’est pas surprenant que ce soit une femme à l’origine de cette action, je me ferais taxer ! Sans doute d’autres y ont pensé, mais c’est une femme qui a osé le faire.

je ne sais pas si elle a » les yeux libérés », mais elle joue clairement sur  » les sens », c’est le thème du numéro de novembre de « Femmes, Eglise et Monde » qui vient de sortir et dont Zenit nous fait la pub.mais qui n’est pas encore traduit en français…

Pour terminer et revenir aux rites, je repense à tous ces rites du coucher de nos chers bambins, lecture « du » livre ( j’ai lu pendant trois semaines tous les soir le même petit livre à mon petit fils de 4 ans), histoire de « quand tu étais petite », ainsi que l’organisation du lit en une véritable ménagerie de doudous, tétinous et autres douceurs ! Malheur à celui qui en a oublié un !

 

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