30 Aout 2019

vierges et folles en plus,

c’était dans l’évangile d’aujourd’hui :

Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :

et voici un court extrait du commentaire qu’en a fait Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301) , moniale bénédictine, proposé par le mail de l’EAQ ( évangile au quotidien) que je reçoit donc tous les jours.

Parée de la robe nuptiale, et tenant la lampe allumée, au milieu des vierges prudentes, fais qu’à l’heure de ma mort, comme l’épouse au-devant de l’Époux, j’aille au-devant de toi. Par le baiser de ta bouche, introduis-moi comme ta propre épouse, dans la chambre nuptiale de ton amour source de joie. (…)

Je ne sais pas pour vous, mais moi ce commentaire me mets mal à l’aise. Je sais que beaucoup de contemplatives ont utilisé le vocabulaire amoureux et nuptiale pour décrire leur relation à Dieu. Mais, sans doute parce que je ne suis pas une vierge sage ( ni l’un ni l’autre d’ailleurs), je trouve cette analogie ambigüe et presque malsaine…et en tout cas, je ne voit pas le rapport avec l’évangile. Pourquoi faut-il qu’on nous serve des commentaires écrits il y a plusieurs siècles, dans un contexte qu’on ne connait pas, souvent avec des tournures de phrases et des mots dont le sens s’est modifié au cours des siècles. Il n’y a personne depuis 10 ans qui a écrit quelque chose d’intelligent sur cette page d’évangile ! Il va falloir que des femmes s’y mettent !

Frère François !

Il parait que c’est ainsi qu’une femme, vierge sans doute un peu audacieuse et peu prudente a appelé le « très saint père » lors du témoignage qu’elle donnait devant lui à la réunion sur  la protection des mineurs avec les évêques en février dernier. “Je vous admire, Frère François”, aurait déclaré Sœur Veronica Openibo , une religieuse nigérienne avant de dresser un panorama assez édifiant de la situation en Afrique . Cette « omission » du vocable « Saint Père » aurait davantage choqué les évêques que les atrocités qu’elle a révélé ensuite ! Et pourtant dans l’Evangile jésus dit bien à ses apôtres : »Ne donner à personne le nom de Père, car vous n’en avez qu’un seul qui est aux cieux « . D’ailleurs cette questions a plusieurs fois été évoquée dans les réunions de paroisses sur le cléricalisme.

En suisse cette question se pose aussi . Voici l’opinion sur ce sujet de  l’éthicien Thierry Collaud et du  supérieur de séminaire, Joël Pralong ….Allons nous vers une disparition du vocable ?

 

Frère François, Saint Père, très saint Père, sa Sainteté…peu importe, nos amis de l’Ile Maurice se préparent à recevoir « leur pape », même si il ne fait qu’une courte escale au cours de son voyage …mais c’est l’intention qui compte et qui restera dans les cœurs….Tout est prêt !

L’été n’est pas tout à fait fini, nos deux étudiants sont encore en vadrouille..

et la mer se déchaine…

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Cet article a été publié dans 2019 08 aout. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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