Contribution de Vendée

Le contexte socio-culturel

Il est important que l’Eglise reconnaisse les différentes formes de vie de couple ( parler des couples plutôt que des époux) : mariage civil, religieux, union libre, PACS, couples de même sexe… et les formes multiples de vie des familles.

Elle doit soutenir parmi ces réalités diverses tout ce qui tend au respect, à la solidarité, à la fidélité, à la dignité et l’égalité de l’homme et de la femme ainsi qu’à l’éducation des enfants. Elle y authentifiera ainsi la présence et le travail de l’Esprit de Dieu.

 

Encourager les chrétiens et les autres ( simples citoyens, membres associatifs, élus,…) à promouvoir dans la société civile une préparation sérieuse à la vie de couple en formant à la connaissance de soi et de l’autre, en présentant les formes juridiques ( en particulier le mariage) pouvant garantir au mieux que chacun grandisse dans la dignité, en particulier les plus faibles.

 

Familles blessées

L’expression « Evangile de la famille » n’est pas comprise

Mettre l’importance de la vie affective et du désir en lien avec l’Evangile

Les itinéraires pastoraux nouveaux veilleront à :

  • éduquer à la liberté de conscience et à la responsabilité en regard avec la manière dont Jésus rencontre et aime les personnes qui croisent son chemin
  • privilégier une spiritualité du chemin et du passage (de la mort à la vie ) autant que celle de l’idéal
  • proposer une formation spécifique aux accompagnants des personnes blessées dans leur parcours de vie de couple ou familiale
  • susciter dans les communautés le souci de rejoindre ces personnes

 

Demande de nullité

C’est un chemin juridique ( réservé à un tout petit nombre) qui ne répond pas aux questions de Foi que se posent les chrétiens divorcés, divorcés remariés.

C’est une voie qui dévalorise ce qui a pu être positif dans une première union, qui dévalorise le sacrement de mariage.

Il est important d’agir en amont avant le mariage : chercher avec les équipes de préparation et les ministres ordonnés les moyens de proposer aux couples des critères de discernement permettant de choisir ensemble entre plusieurs formes de célébration du mariage : s’en tenir au mariage civil, un temps spirituel, un temps de bénédiction, des étapes pour accéder au sacrement, le sacrement du mariage.

 

Personnes divorcées remariées

Il y a une incohérence incompréhensible dans le texte de la  « Relation synodi » qui tient pour victimes la plupart des personnes souffrant du divorce et la proposition d’un cheminement pénitentiel pour un accès possible aux sacrements. On est encore dans le jugement et non dans l’accompagnement.

La discrimination envers ces personnes n’a que trop duré : beaucoup n’en tiennent plus compte et accèdent aux sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation avec confiance en l’ Amour de Dieu, avec le même sérieux et souci de vérité que les autres chrétiens. Elles attendent un changement : que disparaisse la règle qui exclue et renferme à tout jamais dans l’échec et que naissent des paroles et des actes ouvrant un chemin de vie où Dieu se révèle tout Amour surtout dans les passages les plus difficiles.

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