LA COMMISSION sur la liturgie crée par le pape Léo
LA COMMISSION 9 sur les situations particulière
LA COMMISSION 5 sur la place des femmes
LA COMMISSION CANONIQUE
LA COMMISSION sur la polygamie
Commission Canonique
Introduction
La Commission canonique a été créée lors de la première session de la 16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques en octobre 2023. Son objectif initial était d’écouter « l’esprit du Synode », d’évaluer les procédures et de comprendre ce que les membres de l’Assemblée synodale proposaient et présentaient à la réflexion de toute l’Église.
Depuis lors, la Commission s’est réunie huit fois, en personne et en ligne, afin de poursuivre le cheminement synodal et de travailler sur les thèmes qui ont émergé lors des sessions d’octobre 2023 et d’octobre 2024.
Méthode
Le style synodal des réunions de la Commission était caractérisé par le dialogue et l’écoute. Les discussions ont porté sur les thèmes qui ont émergé lors des sessions du Synode et ceux proposés pour réflexion par les membres de l’Assemblée. C’est précisément à travers et grâce à l’écoute que le style synodal s’est développé au sein de la Commission canonique – en écoutant tous les domaines d’expertise représentés au sein de la Commission et en écoutant les expériences accumulées au cours de nombreuses années de service canonique dans divers contextes ecclésiaux.
En particulier, les thèmes suivants ont été abordés, répartis en trois catégories. Ceux-ci ont été examinés à la lumière du Document final de l’Assemblée générale du Synode des évêques d’octobre 2024, et la Commission a évalué la nécessité ou l’opportunité de proposer des révisions aux normes canoniques actuelles :
1. LAÏCS/FEMMES : étude des numéros 60, 71, 76 et 77 du Document final, avec référence spécifique aux canons 145, 204, 208, 212, 228, 230, 275, 476, 483, 1421 et 1425.
2. CONFÉRENCES ÉPISCOPALES / CONSEILS PARTICULIERS : étude des numéros 71, 76 et 129 du Document final, avec référence spécifique aux canons 403, 440, 443, 446, 450 et 1112.
3. ORGANISMES PARTICIPATIFS : étude des numéros 84, 91, 92, 93, 94, 101, 102, 103, 106 et 108, avec une référence spécifique aux canons 127, 399, 461, 463, 466, 493, 495, 500, 511, 512, 514, 536 et 537.
Recommandations
En ce qui concerne les sujets susmentionnés, des propositions spécifiques ont été formulées et seront présentées sous leur forme définitive, en utilisant une approche comparative entre les normes actuelles et celles proposées, y compris la justification des changements éventuels.
La Commission reste entièrement disponible pour analyser les questions théologiques présentées par les groupes d’étude existants et pour offrir des interprétations canoniques. Toutefois, à ce jour, aucune demande de ce type n’a été reçue.
Coordinateur : S. Exc. Mgr Filippo Iannone, O. Carm.
Groupe 5, rapport final à venir
Conformément aux indications reçues du Secrétariat général du Synode, et dans la continuité des travaux préparatoires entrepris l’année dernière, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (qui, dans toutes ses composantes, correspond au Groupe 5 désigné par le Processus synodal sur la synodalité) est actuellement engagé dans la rédaction du rapport final sur le thème spécifique de la participation des femmes à la vie et à la direction de l’Église. Cette phase actuelle du travail fait suite à une période consacrée à la collecte et à l’évaluation minutieuse de la vaste documentation soumise au Dicastère sur le sujet susmentionné. En outre, le Dicastère a activement sollicité les contributions de nombreuses femmes qui sont déjà fortement impliquées dans la mission et la direction de l’Église.
Le rapport final à venir sera structuré en trois parties :
– un bref aperçu de l’histoire du Groupe 5, de sa méthodologie et des enseignements tirés tout au long du processus de travail ;
– une synthèse raisonnée des principales conclusions et convergences sur le thème, tirées des contributions des différentes composantes du Dicastère (consultants, bureau doctrinal, congrès, Feria IV), de l’analyse des textes soumis et des témoignages personnels recueillis à la demande du Dicastère ;
– une annexe exhaustive répertoriant les documents importants reçus et recueillis par le Dicastère au cours des derniers mois, qui devrait actuellement être organisée en sept sections :
1) Figures féminines importantes dans l’histoire de l’Église.
2) Témoignages personnels de femmes actuellement engagées dans la direction de l’Église.
3) Témoignages personnels de femmes servant au sein de la Curie romaine.
4) Les principes mariaux et pétrinien : pertinence et limites.
5) Potestas ecclésiale : nature et exercice.
6) Tensions critiques concernant le cléricalisme et le machisme.
7) Contribution du pape François et du pape Léon XIV concernant le rôle des femmes dans l’Église.
En ce qui concerne la deuxième partie du rapport final, le Dicastère s’appuie en particulier sur la contribution continue de ses consultantes. La première ébauche de cette section a été discutée avec elles le 7 juillet 2025.
Une mention particulière doit être réservée à la question de l’accès des femmes au diaconat. Au cours de la deuxième session de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, le Saint-Père François, de vénérée mémoire, a réactivé les travaux de la deuxième Commission d’étude sur le diaconat féminin, qu’il avait créée quelques années auparavant. Toutes les contributions synodales relatives à ce sujet ont été transmises à cette Commission pour examen.
Le Dicastère prévoit de rendre sans délai le résultat final de ses travaux dans les mois à venir.
Coordinateur : Mgr Armando Matteo
COMMISSION 9
Les travaux du groupe ont débuté en mars 2024, avec plusieurs réunions en ligne et deux réunions prolongées en présentiel (6-7 décembre 2024 et 28 février-1er mars 2025). Comme prévu, le rythme des travaux a connu une pause pendant la période de Pâques. La réunion en présentiel prévue fin avril n’a pas pu avoir lieu ; il a donc été décidé de la compenser par plusieurs sessions à distance (21 mars, 28 mai et 12 juin).
En ce qui concerne la participation d’experts externes aux travaux du groupe, nous avons consulté le professeur Rosalba Manes, spécialiste de la Bible, et le professeur Vincenzo Rosito, philosophe spécialisé dans les sciences humaines, notamment les processus délibératifs et les ressources culturelles liées à la synodalité. En raison de ses connaissances spécialisées, nous avons invité le professeur Rosito à participer régulièrement à nos réunions. Mgr Filippo Iannone a participé en offrant des consultations spécifiques sur les sujets à l’étude.
Les phases initiales
Dès le début de notre parcours, il est apparu urgent d’accepter avec courage et radicalité le défi auquel est confrontée aujourd’hui la mission de l’Église : une conversion de la pensée et une transformation des pratiques dans la fidélité contextuelle à l’Évangile de Jésus, qui est « le même hier, aujourd’hui et toujours » (He 13, 8), « mais dont les richesses et la beauté sont inépuisables » (EG 11).
Au fur et à mesure que notre travail avançait, nous avons progressivement pris conscience que le thème qui nous avait été confié, tel qu’il était formulé, présentait certains défis qui appelaient une réflexion critique. En effet, bien qu’il évoque la terminologie d’Amoris Laetitia n° 3[1], citée par le pape François dans la note d’accompagnement au document final, il risque de suggérer l’existence de sphères distinctes plutôt que de sphères circulairement interconnectées, s’impliquant ainsi mutuellement. De plus, la relation entre l’amour et la vérité, sous laquelle sont classées les questions à examiner, prête à la même incompréhension, pouvant donner lieu à l’idée que les deux termes sont dans une relation inversement proportionnelle.
Au cours de ce processus de réflexion approfondie, qui a nécessité un investissement en temps considérable, nous avons observé que, d’une part, il était relativement simple de parvenir à un consensus sur les notions fondamentales en termes généraux ; d’autre part, il s’est avéré plus ardu d’identifier comment traduire ces notions en mesures concrètes : plus que le « quoi ? », c’est le « comment ? » qui révèle l’insuffisance des concepts à notre disposition, la résistance (pas toujours consciente) au changement des habitudes mentales et pratiques, et les tensions entourant les moyens pratiques proposés pour atteindre un objectif commun tout en valorisant la diversité. En effet, cela a été une expérience enrichissante qui, ayant été vécue par nous-mêmes, peut offrir des enseignements précieux à appliquer tout au long du parcours synodal, qui est confronté à des défis similaires. La rédaction d’un bref glossaire, qui sera annexé à la documentation finale, a facilité ce processus de clarification. Sur la base de ces prémisses, nous avons identifié une structure préliminaire proposée pour le document final, brièvement décrite ci-dessous.
Structure proposée pour le document
1. Clarifier en quoi consiste le changement de paradigme qui, dans la continuité de Vatican II et de la nouvelle phase d’évangélisation esquissée dans Evangelii Gaudium, émerge au sein de l’expérience synodale. Cette transformation touche intimement à la fois la dimension théologique et la sphère anthropologique et culturelle, qui sont étroitement liées.
2. Dans le document final du Synode, ce changement peut être perçu dans l’accent mis sur la sphère pratique, qui doit être étroitement liée au moment de réflexion, ainsi que dans l’interaction mutuelle entre la vie (du croyant) et la doctrine, avec les implications correspondantes pour la relation entre les dimensions anthropologique et éthique et pour le dialogue transdisciplinaire. Trois dynamiques peuvent être citées à titre d’exemple :
a. L’appel à la « conversion relationnelle », qui désigne la primauté accordée à la qualité des relations à différents niveaux de la mission de l’Église ;
b. La dynamique commune d’apprentissage ;
c. La pratique de la transparence, comprise non seulement dans un sens managérial, mais comme l’expression de principes enracinés dans les Écritures, à développer sur le plan théologique et spirituel.
3. Le principe de pastorale peut être proposé comme horizon interprétatif pour exprimer ce changement de paradigme (également en relation avec la relation amour/vérité). En bref, ce principe fait référence à la logique selon laquelle il ne peut y avoir de proclamation de l’Évangile de Dieu sans reconnaître et promouvoir la subjectivité de l’autre, ainsi qu’une attitude d’hospitalité et de responsabilité envers l’interlocuteur. C’est dans ce cadre que doivent également s’inscrire le ministère et l’autorité, qui remplissent leur rôle précisément dans la mesure où ils écoutent et promeuvent l’action du Saint-Esprit au sein du Peuple de Dieu et des individus. Le principe de pastorale définit une sorte d’ecclésiologie fondamentale, dans la continuité de l’ecclésiologie du Peuple de Dieu telle qu’elle est articulée dans Lumen Gentium, qui prend Dei Verbum comme horizon fondamental et interprétatif de la proclamation, et Gaudium et Spes comme horizon fondamental et interprétatif des multiples interlocuteurs, le tout dans la perspective missionnaire d’Ad Gentes.
4. En accord avec ce qui précède, les propositions porteront principalement sur les modalités procédurales. Il convient avant tout de mettre l’accent sur le dialogue dans l’Esprit ; toutefois, celui-ci ne doit être ni absolutisé ni utilisé de manière mécanique. Une attention particulière doit également être accordée à la valeur des contextes (comprise dans un sens dynamique et interactif) ; à la gestion de la résistance (qui n’est pas seulement cognitive, mais aussi émotionnelle et culturelle) ; et aux niveaux de pertinence (qui ne peuvent être définis de manière schématique ou a priori, mais nécessitent une exploration des capacités réelles des différents sujets, parfois multiples, à assumer leurs responsabilités).
5. Certaines questions émergentes (que nous trouvons plus approprié de désigner ainsi plutôt que comme « controversées ») seront abordées de manière à offrir une dimension opérationnelle aux propositions avancées. Cette section examinera également le rôle et les articulations des différents domaines de connaissance sollicités pour un exercice concret de dialogue transdisciplinaire. L’objectif ne sera pas de fournir des solutions applicables à tous les cas, mais plutôt d’offrir des critères de référence qui devront néanmoins être pris en compte (et enrichis) dans le discernement que les différents sujets concernés devront entreprendre dans les multiples contextes et situations où il se déroulera :
a. L’homosexualité
b. Les conflits et la pratique non violente de l’Évangile
c. La violence contre les femmes dans les situations de conflit armé, une question emblématique qui a retenu l’attention du Groupe au cours de ses travaux.
Pour ces cas, une présentation concise sera faite des positions défendues par la Tradition et le Magistère, des (nouvelles) questions qui ont récemment émergé, et se terminera par quelques questions à aborder dans le processus de discernement, en mentionnant les principales références tirées de l’Écriture et de l’anthropologie, y compris les contributions des disciplines scientifiques.
Prochaines étapes
1. Rédaction du texte, en tenant compte des nombreuses contributions que nous avons reçues, malgré leur contenu hétérogène, leur origine (groupes, individus, pasteurs, commissions d’étude, conférences épiscopales) et leurs formes littéraires (allant du témoignage à la défense d’une cause, de la recommandation à la formulation d’un cadre global) ;
2. Consultation d’un groupe [ou de deux] d’experts issus de divers horizons et possédant des compétences variées, qui donneront leur avis ;
3. Révision du texte à la lumière des observations reçues ;
4. Soumission d’ici décembre 2025.
Coordinateur : S. Em. Card. Carlos Gustavo Castillo Mattasoglio
Commission Liturgique
La commission sur la liturgie crée par le pape Léo
Commission Liturgique
Le document final accorde une attention particulière aux « racines sacramentelles du peuple de Dieu » (nn. 21-27), en mettant l’accent sur les sacrements de l’initiation chrétienne.
Le baptême, par lequel les christifideles « sont consacrés comme maison spirituelle et sainte prêtrise » (Lumen gentium 10), fonde sacramentellement leur droit et leur devoir de participer à la mission de l’Église dans le monde, accordant à tous les baptisés le sensus fidei et à chacun des charismes spécifiques pour le bien commun. La confirmation, quant à elle, « enrichit la vie des croyants d’une effusion spéciale de l’Esprit afin qu’ils deviennent témoins de la foi » (FD n. 25). L’Eucharistie, enfin, est le sacrement dans la célébration duquel « s’accomplit une coresponsabilité différenciée de tous pour la mission », dont l’activité synodale elle-même est une extension. En effet, c’est avant tout à partir de l’actuosa participatio au sacrement du Corps et du Sang du Christ que l’Église apprend « à conjuguer unité et pluralité : l’unité de l’Église et la multiplicité des assemblées eucharistiques ; l’unité du mystère sacramentel et la variété des traditions liturgiques ; l’unité de la célébration et la pluralité des vocations, des charismes et des ministères » (FD n. 26).
Dans cette optique, « approfondir le lien entre liturgie et synodalité aidera toutes les communautés chrétiennes, dans la diversité de leurs cultures et traditions, à adopter des styles de célébration qui rendent visible le visage d’une Église synodale. À cette fin, nous appelons à la création d’un groupe d’étude spécifique qui serait chargé de réfléchir à la manière de rendre les célébrations liturgiques plus expressives de la synodalité. Il pourrait également se pencher sur le thème de la prédication dans les célébrations liturgiques ainsi que sur le développement de ressources catéchétiques sur la synodalité dans une perspective mystagogique » (FD n. 27).
Dans cette perspective, le groupe d’étude pourrait d’abord aborder au moins les questions suivantes, auxquelles d’autres questions pertinentes pourraient s’ajouter :
• ¬Comment le fait que la synodalité soit une « dimension constitutive » de l’Église influence-t-il la manière dont nous vivons, expérimentons et comprenons la liturgie, et en particulier la célébration de l’Eucharistie ? Comment la célébration eucharistique peut-elle être mieux configurée comme source et sommet de la vie missionnaire synodale de l’Église ? Comment l’orientation ecclésiologique qui ressort du Document final (sur la base du Concile Vatican II) peut-elle guider la compréhension de la liturgie ? Quelle est la relation entre la forme rituelle et la forma Ecclesiae ? Comment la liturgie manifeste-t-elle le caractère synodal et missionnaire de l’Église, et comment l’expérience d’une Église synodale et missionnaire grandit-elle et se développe-t-elle jusqu’à son accomplissement à travers la liturgie ?
• Comment pouvons-nous promouvoir en particulier la reconnaissance du rôle des femmes, surtout là où elles continuent à subir des formes de discrimination, notamment en mettant en évidence dans les lectionnaires liturgiques les témoignages scripturaires sur le rôle des femmes dans l’histoire du salut (cf. FD n. 60) ?
• Comment les modes de prédication liturgique peuvent-ils être réinterprétés dans une perspective synodale ? Comment en améliorer la qualité ? Comment encourager le développement d’une catéchèse mystagogique sur la synodalité ?
• Comment poursuivre sur la voie d’une saine décentralisation de l’autorité liturgique, en valorisant les évêques diocésains et les conférences épiscopales, également dans la perspective de l’inculturation des rites (cf. FD n. 39), conformément à ce qui a été établi – en application de Sacrosanctum Concilium 22 ; 37-40 – par le Motu Proprio Magnum Principium et la Constitution apostolique Praedicate Evangelium (cf. V, 88-97) ?
• Comment promouvoir des parcours de formation liturgique mystagogique pour le peuple de Dieu, les ministres ordonnés, institués et de facto, afin de « retrouver la capacité de vivre pleinement l’action liturgique » (Desiderio Desideravi 27) et de redécouvrir comment la liturgie est le sommet et la source de la synodalité ?
Cette réflexion doit s’ancrer dans la compréhension de la synodalité telle qu’elle est exposée dans le Document final dans son ensemble, et peut également s’appuyer sur d’autres documents importants produits au cours du cheminement synodal.
La coordination du groupe d’étude est confiée au Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, en collaboration avec le Secrétariat général du Synode. Afin de tirer parti du riche héritage liturgique de l’Orient chrétien, le groupe peut également faire appel à la Commission spéciale pour la liturgie créée au sein du Dicastère pour les Églises orientales.
Dans le style propre à l’Église synodale, tous ceux qui souhaitent contribuer à la réflexion de ce groupe de travail peuvent envoyer leur contribution au Secrétariat général du Synode (synodus@synod.va).
Membres
1. S. Em. le Card. Gérald Cyprien LACROIX, I.S.P.X., Archevêque de Québec, Membre du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (CANADA), Coordinateur
2. Révérende Sœur Elena MASSIMI, F.M.A., professeure à l’Université pontificale salésienne de Rome, présidente de l’Associazione Professori di Liturgia (ITALIE), secrétaire
3. Professeure Hélène BRICOUT, directrice adjointe de l’Institut supérieur de liturgie, Institut catholique de Paris (FRANCE)
4. Révérend Père Peter John CAMERON, O.P., titulaire de la chaire Carl J. Peter d’homilétique au Collège pontifical nord-américain à Rome (ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE)
5. Révérend Père András DOBOS, Consulteur de la Commission spéciale pour la liturgie du Dicastère pour les Églises orientales (HONGRIE)
6. Révérend Père Ab. Jeremy DRISCOLL, O.S.B., Abbé de l’Abbaye de Mount Angel, Chancelier du Séminaire de Mount Angel (ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE)
7. Révérend Père Gilles DROUIN, Directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie, Institut Catholique de Paris (FRANCE)
8. Révérend Dom Matteo FERRARI, O.S.B. Cam., Prieur général de la Congrégation camaldule de l’Ordre de Saint Benoît (ITALIE)
9. Révérend Père Stefan GEIGER, O.S.B., président du Pontificio Istituto Liturgico à Rome (ALLEMAGNE)
10. Révérend Père Luigi GIRARDI, Professeur à l’Istituto di Liturgia Pastorale « S. Giustina » à Padoue (ITALIE)
11. Révérend Père Pietro Angelo MURONI, Doyen de la Faculté de Théologie de l’Université Pontificale Urbanienne à Rome (ITALIE)
COMMISSION SUR LA POLYGAMIE
SECAM – Sur les défis pastoraux de la polygamie
Rapport intérimaire (Texte original : anglais)
En réponse à la demande de la Première Session de la 16e Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques (octobre 2023), qui encourageait le SECAM (Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar) à promouvoir le discernement théologique et pastoral concernant la polygamie et à accompagner les personnes en union polygame qui se convertissent à la foi (cf. Rapport de Synthèse , n° 16q), l’Église en Afrique, par l’intermédiaire de son organe continental, le SECAM, a mis en place une Équipe d’Experts dédiée.
Cette équipe d’experts, composée de 12 spécialistes issus de différentes régions d’Afrique et de ses îles et représentant divers domaines tels que la théologie dogmatique et fondamentale, les études bibliques, la pastorale, le droit canonique et l’anthropologie, s’est réunie deux fois en personne et a participé à de nombreuses réunions virtuelles, achevant ainsi ses travaux.
Le document résultant est organisé en huit sections :
1. Introduction
2. La polygamie en Afrique : passé et présent
3. Écouter l’expérience biblique
4. Le mariage chrétien : un homme et une femme
5. Expériences pastorales
6. Évaluation canonique des pratiques
7. Vers une réponse pastorale à la polygamie
8. Conclusion
La méthodologie employée par l’équipe reposait sur trois phases clés : « l’écoute », « l’appréciation » et « l’engagement ».
a) L’écoute comportait quatre moments distincts :
– À l’écoute du monde africain, d’hier et d’aujourd’hui.
– Écouter la Parole de Dieu concernant la polygamie.
– Écouter les enseignements de l’Église sur le mariage chrétien.
– Écouter les pratiques pastorales existantes.
b) L’appréciation impliquait une évaluation critique de ces pratiques pastorales, ainsi que du droit et de la théologie qui les sous-tendent.
c) S’engager en explorant les réponses possibles à deux questions fondamentales :
– Quelle forme d’accompagnement pastoral convient, selon l’Évangile, aux personnes vivant dans des relations polygames ?
– Quelles initiatives pastorales peuvent aider les chrétiens à embrasser le mariage monogame ?
Le projet de document a été transmis au Dicastère pour la Doctrine de la Foi par l’intermédiaire du Secrétariat général du Synode des évêques. Nous avons reçu des commentaires encourageants du Dicastère, ainsi que des points précis à prendre en compte. En conséquence, le texte a été renvoyé à l’équipe d’experts pour un travail de perfectionnement.
Conformément aux directives du Dicastère, le document n’a pas été transmis aux Conférences épiscopales nationales. Il a été présenté et débattu par les évêques et les théologiens lors de l’Assemblée plénière du SECAM, qui s’est tenue à Kigali (Rwanda) du 30 juillet au 4 août 2025. Les conclusions de cette assemblée alimenteront la version finale du document.
À l’issue des délibérations en séance plénière, le texte final sera soumis au Secrétariat général du Synode des évêques et au Dicastère pour la doctrine de la foi pour avis.
Président : S. Em. Card. Fridolin Ambongo Besungu, OFM Cap.
